2014 - 2019

Commission de la jeunesse, des affaires culturelles, de l'éducation et de la recherche scientifique

mercredi 06 janvier 2016
Audition des représentants du ministère de la jeunesse et des sports concernant le projet de loi N°62/2015.

La réunion de la commission  de la jeunesse, des affaires culturelles, de l'éducation et de la recherche scientifique a commencé à 10h 30. 

Directeur général des services communs au ministère du sport et de la jeunesse. 

On a recensé les régions dans les quelles il y a un potentiel sportif, on a constaté que  dans ces régions, les centres de jeunesses et les centres sportifs sont absents. On a rassemblé ces potentiels et on les a intégrés dans des centres sportifs et on les a fournit l’alimentation adéquate et  la formation nécessaire à l’aide d’entraineurs qualifiés. Les résultats ont été très bons. 

Certains centres sportifs souffrent des conditions détériorées, certains ont fermés leurs portes à faute d’entretiens et de réhabilitation. 

Lakhdhar Belhouchat (Mouvement Ennahdha) : (Point d’Ordre) 

Pourquoi on a invité un délégué régional de sport  lors d’une réunion d’audition des représentants du ministère de la jeunesse et des sports ? Pourquoi on a invité le délégué d’El Kef et pas des autres régions ? 

Meherzi Laabidi (Mouvement Ennahdha) :

Je partage l’avis de mon collègue, pourquoi on n’a pas invité les autres délégués des autres  régions ?, et est ce que le délégué d’El Kef représente aujourd’hui les autres régions aussi ? 

Il faut promouvoir et soutenir les sports individuels, Est-ce que l’enseignement des élèves se fera au sein des centres ou bien il se fera au sein des écoles proches. Rappelons que la sécurité de nos enfants est primordiale et il faut leur éviter  un transport de longue distance. 

Kamel Harraghi (Union Patriotique Libre) :

Mr Fathi est un directeur général  au ministère des sports et il a beaucoup d’expérience dans ce domaine, c’est pour cela qu’on l’a invité. Il n’est pas là aujourd’hui pas en tant que délégué du sport de le Kef mais plutôt en tant qu’expert dans ce domaine. 

Meherzi Laabidi (Mouvement Ennahdha) : (Point d’Ordre) 

Alors ce malentendu est le résultat  d’un manque de communication au sein de cette commission, vous n’avez pas informé les membres du groupe de travail relatif aux sports de cette invitation. 

Ali Bennour (Afek Tounes) :

Je suis déçu encore une fois, on nous envoie un projet de loi sans nous fournir les études préliminaires qui ont engendré ce projet de loi. 

Vous parlez de centre sportif quand vous n’avez pas assurez l’infrastructure nécessaire, plusieurs écoles n’ont aucun équipements sportif. Qu’allez-vous faire des organismes sportifs présents ? Vous devez impliquer toutes les régions, le potentiel sportif provient de tous les gouvernorats. Lors de la préparation du plan quinquennal, on n’était pas au courant de ce projet de loi afin de le prendre en considération. 

Karim Helali (Afek Tounes) :

Ce projet date des premières années 2000, On aurait dû entamer la loi relative aux structures sportives avant d’aborder ce projet de loi. La difficulté de ce projet de loi réside à la gestion des centres. Plusieurs organismes sportifs souffrent des difficultés de gestion financières. Vous vous êtes orientés vers des centres autonome administrativement et financièrement  mais ceci ne résoudra pas le problème, car vous serez face à la même tracasserie de gestion et à une bureaucratie bloquante. 

Les fédérations doivent s’occuper de la gestion de ces centres, et le ministère doit effectuer son rôle de contrôle et de supervision. 

Mohamed Mahjoub (Mouvement Ennahdha) : 

On est toujours en face de solution temporelle, on a besoin d’effectuer une consultation nationale pour fixer une stratégie générale du domaine sportif. 

Comme l’a mentionné mon collègue Ali Bennour, vous avez dû nous mettre à disposition les études effectuées. Il y a plusieurs centres sportifs fermés on aimerait savoir les raisons de fermeture pour reconnaitre ce qu’apporte de nouveau avec ce projet de loi, on ne peut pas trancher sur un projet de loi en nous menant juste de ce document que vous avez envoyé, ceci est insuffisant. 

Est-ce qu’on a une étude d’analyse de l’impact des centres de formation de jeunes relatifs aux associations sportives, ça nous aidera à avoir une analyse comparative. 

Est-ce que ces centres résoudront nos problèmes, ou bien ils seront une source de difficulté. 

Lakhdhar Belhouchet (Mouvement Ennahdha) : 

Tout d’abord, il faut expliquer les raisons qui nous poussent à établir ces centres et les objectifs qu’on veut atteindre. Je pense que ce que vous présentez n’accorde pas l’autonomie administrative des centres. 

Si on va former des sportifs à haut potentiel et qu’après ils auront des contrats avec des clubs étrangers, Est-ce que le centre de formation aura des bénéfices lors de la signature des contrats ?, et est ce que les centres auront droit à toucher à cet argent ?, comment vous allez gérer ceci ?

Leila Hamrouni (Mouvement Nidaa Tounes) :

Le document explicatif bien qu’il présente des objectifs nobles, ce qu’il présente reste très général et ambigüe.   Vous abordez la thématique d’autonomie financière et administrative  sans détail et sans mentionner les procédures qui vont la gérer. 

Leila Oueslati (Mouvement Ennahdha) :

Le document explicatif que vous avez fourni est insuffisant, on a besoin d’avoir une cartographie de ces centres, on a besoin de nous éclaircir votre vision future et votre plan d’action. Dans l’article 2 de ce projet de loi, on mentionne que les centres de formation serviront à découvrir les potentiels sportifs, quelles sont les critères que vous allez utilisés ?

Les articles sont ambigus. Ce projet ne concrétise pas le concept de discrimination positive, je vous prie d’améliorer l’infrastructure pour les activités sportives dans les régions intérieures. Je rejoins l’avis de mon collègue Ali Bennour, ce projet n’a pas été évoqué lors de la préparation du plan quinquennal, comment vous allez fournir le budget nécessaire pour établir ces centres ?  

Tarek Barrak (Front Populaire) :

Est-ce que vous avez pensez aux ressources humaines et financières nécessaires pour gérer ces centres. Vous avez présentez que ces centres seront à spécialité sportive multiple, je vous rappelle qu’on a des centres à une seule spécialité et qui n’arrive pas à surmonter leurs difficultés. 

On ne veut pas établir une loi qui ne s’appliquera pas. Comment vous allez fournir les équipements sportifs et les terrains, piscines et autres nécessaires pour ces centres. Ce projet de loi est très optimiste et je ne vais pas m’opposer à ce dernier mais on veut qu’on éclaircisse plus s les procédures de son application. 

Kamel Harraghi (Union Patriotique Libre) : 

Il faut que le ministère de l’éducation et celui de la jeunesse et des sports collaborent afin de fournir les conditions favorables aux élèves pour qu’ils exercent des activités sportives. On doit fournir des terrains de sport et des espaces sportifs au sein des cités et des zones urbaines pour que nos jeunes exercent le sport à coté de chez eux. Le ministère doit instaurer une journée sportive, dans chaque gouvernorat, réservée aux activités sportives afin de les promouvoir. 

Lajmi Lourimi (Mouvement Ennahdha) : 

L’élite sportive a le droit d’être au centre d’intérêt, on doit s’occuper de cette élite et de lui fournir les conditions favorables pour la développer plus. Il ne faut pas sous estimer cette thématique, le sport est l’un des outils avec les quels on combattra le terrorisme. Rappelons que les sportifs sont des icones et les exemples que suivent nos jeunes et donc on doit leur apporter toute notre attention. On doit fournir tout l’argent nécessaire pour promouvoir le secteur sportif. Le sportif a une mission très symbolique, lors des réussites il va promouvoir l’image de la Tunisie, dans ce cas on doit fournir toutes les ressources pour le former. 

Directeur général des services communs au ministère de la jeunesse et des sports :

Ce projet de loi servira à organiser la gestion des centres d’ores et déjà établis. Rappelons qu’auparavant le ministère donnait des allocations aux fédérations qui à son tour finançaient ces centres. Il y a plusieurs difficultés pour la gestion des équipements sportifs. On va recruter 195 enseignants de sport pour les écoles primaires. 

On ne vous a pas préparé une bonne présentation parce qu’on ne nous a informé de cette réunion qu’hier.  

Directeur général de l’éducation sportive au sein du ministère de la jeunesse et des sports :

En ce qui concerne la collaboration avec le ministère d’éducation, on vous rappelle qu’on fournit des enseignants d’éducation sportive depuis la primaire, que le pourcentage de réussite est plus élevé pour les élèves qui suivent la spécialité sportive et que cette formation souffre de manque de support académique relatif au sport, le ministère d’éducation n’a pas fournit le support adéquat sous prétextes que le nombre d’élève est minimal. 

Directeur général des sports au sein du ministère de la jeunesse et des sports :

Le ministère est en train de payer des sommes énormes pour compenser les dettes des centres sportifs présents.  Il faut régler la situation et développer la gestion des centres de formation. Notre objectif est de s’approcher de la base et de ceux qui ont un potentiel sportif afin de les former et de les promouvoir, on va cibler surtout les sports individuels.  Aujourd’hui, on s’intéresse plus à l’élite sportive et on abordera le domaine sportif en sa généralité lors d’une autre occasion.  

Karim Helali (Afek Tounes) :

La gestion sportive gère plusieurs imprévues et donc ces centres ne peuvent pas être considérés comme une administration. Je pense que seule les coopérations avec les fédérations résoudreront le problème. Il faut mettre l’accent et résoudre les cas de chevauchement des compétences. Je tiens à préciser et à insister sur l’enseignement des élèves et sur le fait que ça doit faire l’objet d’une loi, ceci ne doit pas être aléatoire. 

Mohamed Amine Kahloul  (Union Patriotique Libre) :

Je vous propose de programmer une autre réunion au cours de laquelle vous devez nous présenter tous les détails relatifs à ce projet de loi et nous répondre aux questions évoquées afin de trancher la dessus. 

Levée de la réunion à 13h 05.